Comment monter un cheval chaud ?

IMG_1873
    Un cheval dit  » chaud  » est nerveux et sensible. Son instinct de fuite est très vif, il est toujours prêt a bondir pour échapper aux dangers réels ou potentiels. Sur le plat, il est souvent en défense et ses réactions sont imprévisible. A l’obstacle, il  » arrache  » les bras de son cavalier, se rue sur les obstacles, pour dérober ou refuser a la première occasion. En extérieur, il prend souvent la main, fait des écarts… Mais s’il est bien canalisé, il peut donner le meilleure de lui-même et devenir un champion, par exemple en concours complet.

De la réflexion

Un cheval chaud s’énerve facilement. Et, dès qu’il est énervé, il n’est plus capable de faire correctement ce que tu lui demandes car il perd ses moyens. Il n’est plus réceptif, il ne pense qu’à s’échapper. Il faut donc éviter systématiquement les rapports de force. Dès que la tension monte, interromps le travail. Réfléchis à une autre façon d’aborder l’exercice. Souvent, ce n’est pas ce que tu demandes qui pose problème, mais la façon dont tu le demandes.

De la patience

Si vraiment le cheval ne veut rien savoir, s’il montre des signes d’affolement ou de défense malgré tes efforts pour présenter différemment l’exercice, accorde-lui une recréation pour qu’il se détende. Lorsque le calme est revenu, passe à un exercice facile que ton cheval sait bien faire, Et remets au lendemain la difficulté, quand vous serez tous les deux calmes et en formes.

De l’autorité

Avec un cheval chaud, tu dois en même temps faire preuve d’autorité. Il a besoin d’être rassuré, de sentir que tu sais ce qu’il faut faire, par exemple lors d’un passage délicat en balade. Mais attention, autorité ne signifie pas force ou dureté: un cavalier qui cherche à s’imposer par la force a de bonnes chances d’accroître la nervosité de sa monture. Agis avec tact et finesse.

Une vie libre et gaie

Parce qu’un cheval est chaud, on l’enrêne, on n’ose pas l’emmener en extérieur. Son travail n’est qu’une suite de contraintes sans joie où, par crainte de la voir déborder, on ne lui accorde jamais de liberté. Et cela ne fait qu’accentuer sa nervosité… Il faut briser ce cercle vicieux en lui donnant une vie plus libre et plus gaie : lui accorder plusieurs heures de liberté par semaine au pré pour qu’il retrouve bon moral , donc une certaine confiance ; l’emmener en balade, au pas, avec un compagnon calme, etc.