☞ Le cheval au refus

Question/réponse : Je possède un jeune cheval qui semble avoir peur de sauter. Il refuse chaque fois que je le mets devant un obstacle. Que puis-je faire pour le guérir de ce vice ?

Votre cheval a probablement été traumatisé à un obstacle précoce de son dressage. Bien des jeunes chevaux vigoureux et doués pour cette discipline ne donnent rien si on les confronte à des obstacle trop gros pour leur capacités.

Évitez de sauter pendant quelques semaines, et consacrez-vous au travail sur le plat. Quand votre cheval va bien et obéit aux aides d’impulsion, commencez à passer des barres au sol. Dans un coin de la carrière, placez trois ou cinq barres sur la courbe et passez-les au trot. Laissez le cheval étendre son encolure pour regarder où il met le pied afin qu’il franchisse ces barres sans les toucher.

Une fois qu’il passe les barres au sol sans réticence, passez à des petits sauts. Rendes les obstacles aussi sautant que possible, une petite haie ou un oxer montant très bas par exemple. La clef de la réussite réside dans la patience. Prenez le temps qu’il faut pour rétablir la confiance de votre cheval.

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Les chevaux peuvent refuser l’obstacle pour divers raisons. Certains ont tout simplement peur parce que qu’on leur demande de franchir des obstacles trop hauts pour eux, c’est particulièrement fréquent lorsqu’il s’agit de jeunes chevaux. Parfois, c’est la crainte que le cavalier a l’obstacle qui provoque le refus du cheval. 

De la patience et du tact

Si votre cheval refuse réellement les obstacles, il est important de traiter le problème avant qu’il ne s’aggrave. Les choses devraient s’arranger si vous recommencez un dressage patient et méthodique. Au besoin, revenez au tout début de l’entraînement en trottant sur les barres au sol. 

Mais peut-être le problème vient-il du cavalier. Si vous avez peur de sauter, n’hésitez pas à travailler à la longe pour améliorer votre confiance en vous et votre indépendance des aides. Si votre cheval continue à refuser, pensez à vérifier son harnachement : peut-être quelque chose le gêne t-il? 

 

Créer des relations de confiance☺

Pour bien progresser avec ton cheval ou ton poney, tu dois établir avec lui des rapports sur la confiance. S’il se sent en sécurité avec toi, tu pourras lui demander, ou presque !

Les chevaux sont des animaux craintifs et imprévisible, qui ont besoin d’être rassurés. C’est ton rôle d’apaiser le tien, de le tranquilliser, de lui montrer qu’en toute circonstance i peut se fier à toi sans crainte.

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Comporte toi en dominant(e)

Pour ce, tu dois te comporter en « dominant compétent » . C’est toi qui décide, parce que c’est toi qui sait ce qu’il faut faire. Ne mets jamais ton cheval ou ton poney en situation dangereuse, ne lui fais jamais de mal, montre-lui calmement ton autorité,sache le remettre en plage fermement mais sans violence s’il ne respecte pas la hiérarchie ; il saura vite à qui il a affaire, sentira que tu es fiable et t’obéira dans la confiance et la bonne humeur ! Tu devras cependant toujours surveiller à conserver cette confiance absolue que ton cheval t’a accordé. Pour cela, respecte certaine règles. Quelle que soit la situation, essaye d’être tout le temps cohérent et égale à toi-même : ton cheval ne comprend pas les exceptions à règle ni les sautes d’humeur. Par exemple, le jour d’un concours, tache de ne pas te montrer plus nerveux que d’habitude. Garde-toi de tout anthropomorphisme : ta monture “saisit ” beaucoup de chose, souvent de façon intuitive, mais ce n’est pas un être humain c’est a toi de mettre à s place et de tenter de “penser cheval” . Assure-toi toujours qu’il comprend bien ce que tu lui demandes… et n’exige pas de choses difficiles trop rapidement. La belle confiance établie entre lui et toi risquerait de se ternir : tu serais déçu de son échec lui se découragerait.

Ne fait jamais copain-copain !

Pour obtenir de bons résultats avec ta monture, base principal de votre complicité, travaille beaucoup au sol. Contente-toi de choses très simples, mais fondatrices. Les petits gestes de tous les jours sont pas exemple d’excellents exercices de dressage : bien se placer dans le box quand tu arrive, marcher en main en respectant les distances… La confiance passe d’abord par là et ne se mesure pas à la sophistication des exercices. Ce qui compte, c’est qu’il t’obéisse bien, et qu’il le fasse avec bonne volonté. Même si tout se passe au mieux entre vous, tu ne dois jamais faire copain-copain avec ton cheval. Celui-ci ne peut pas devenir ton égal : n’oublie jamais que c’est toi le chef. C’est à cette condition que tu pourras converser ton emprise sur cet animal rapide, fort et puissant. Ne confonds pas non plus la douceur avec la faiblesse

 Le cheval qui ne te respecte pas !

Évite les câlins si ton cheval n’éprouve pas de véritable estime pour toi. Un animal très gentil, qui vient amicalement te souffler dans le cou, mais qui te marche sur les pieds , passe devant toi quand vous marchez en main, se jette sur sa ration en te bousculant, ne te respecte pas. Malgré sa gentillesse, tu n’es pas vraiment en sécurité avec lui. Montre-li que tu es le chef au lieu de le récompensé avec tes caresses.